Historique de la Loge

 

 

La fondation dans le canton de Vaud d'une Loge régulière travaillant au Rite Ecossais Rectifié (RER) fut envisagée dans les années huitantes par un groupe de maçons intéressés par les spécificités de ce Rite.

 

L'occasion de réaliser ce projet se présenta de manière concrète en 1992. A cela deux raisons. D'une part, des locaux maçonniques ont été aménagés à Morges et, de l'autre, le Grand Maître de la Grande Loge Suisse Alpina d’alors avait exprimé le souhait de voir une Loge au RER s'établir en terre vaudoise.

Une quinzaine de FF.·. se réunirent à plusieurs reprises pour accomplir les formalités auprès de la Grande Loge Suisse Alpina. Ils se mirent ainsi au travail, après avoir démissionné de leur Loge-mère pour affiliation à la nouvelle Loge. D’autres FF.·. les rejoignirent rapidement, tout en gardant leurs liens avec leurs loges-mères respectives.

C'est sur proposition du F.·. J.-M. D. que le nom de la Loge fut adopté. Il se veut à la fois une référence au saint Patron de la maçonnerie régulière et une expression de son implantation lémanique.

Les statuts, règlements et rituels ont été établis avec l'aide bienveillante des FF.·. de la Loge Union des Cœurs à l'Or.·. de Genève.

 

Il faut ici souligner le rôle important qu'a fraternellement joué l'Union des Cœurs en acceptant le parrainage et en aidant de toutes ses forces et de tout son savoir à la mise sur rails de la nouvelle Loge.

 

Il faut préciser que la Loge genevoise était et reste un pilier important pour le Régime rectifié puisqu’elle en a assuré seule le maintien au moment de sa disparition en Europe.

Le 25 septembre 1993, le Très Respectable Grand Maître de la Grande Loge Suisse Alpina et le Collège des Grands Officiers ont procédé à la consécration de la Loge qui devenait ainsi le 71ème maillon dans la chaîne de l'Alpina.

La fête s’est déroulée à Beausobre, à Morges, en présence d'une centaine de FF.·.

 

Très vite, la Loge Saint-Jean du Léman se mit au travail dans les nouveaux locaux morgiens. Les tenues s’organisant mensuellement, le programme fut vite rempli et rapidement elle reçut un premier apprenti, puis d’autres. Le rythme mensuel des travaux permet aux membres d’y participer sans péjorer leurs vies familiale et professionnelle. De plus, il laisse à chacun beaucoup de liberté pour des visites à d’autres Loges, source incontestable d’enrichissements tant maçonniques que fraternels.

 

En 2002, les locaux maçonniques de Morges ne pouvant plus être utilisés, Saint-Jean du Léman se fixe à Renens, dans l’Ouest lausannois, là où se déroulent toujours ses travaux.

En 2008, une réflexion est lancée au sein de l’Atelier quant aux rituels utilisés. En effet, après avoir bien étudié des textes proche des originaux et ceux en vigueur dans l’Atelier, proposition a été faite de faire un grand toilettage de ces derniers dans le but de revenir aux rituels que Jean-Baptiste Willermoz a remis en 1803 à la Loge « la Triple Union » à l’Or.·. de Marseille, textes considérés comme la dernière version écrite par le fondateur du Régime Ecossais Rectifié.

 

Après une période d’adaptation, les rituels des trois grades d’apprenti, compagnon et maître ont été soumis pour approbation à la Grande Loge Suisse Alpina. Quelques temps plus tard, l’obédience nationale donna son feu vert et c’est donc avec les textes originaux de Willermoz que la Loge travaille désormais.

 

Nous devons à la vérité de préciser que la Loge n’a pas souhaité supprimer la musique lors des tenues, ni introduire le port du tricorne.

 

Aujourd’hui, c’est forte de plus de 30 membres que la Loge de Saint-Jean du Léman travaille maçonniquement dans l’esprit du magnifique Rite Ecossais Rectifié, découvrant à chaque tenue ses richesses et ses particularités, éléments servant avec d’autres à aider le maçon dans sa propre découverte.

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